Témoignage de l’oral #2

“Le jour de l’oral, il faisait un soleil radieux. J’avais mis une robe car ma mère avait insisté sur le fait qu’il fallait s’habiller un peu classe et que, non, je ne pourrais pas y aller en jean. Au final, la plupart des filles étaient vêtues d’un jean, haha.
J’étais arrivée trois heures en avance à mon oral car, au téléphone, le secrétariat m’avait affirmé que tous les candidats du matin devaient être là à 8H, en cas de désistement des candidats avant nous. J’ai donc fait des vocalises dans un jardin avec des lapins, en face de la faculté, et j’ai relu rapidement en quoi consistait le métier d’orthophoniste. J’ai aussi mangé une grande quantité de chocolat avant de me brosser les dents et d’aller attendre dans le couloir.
Pendant les deux semaines de latence entre la parution des convocations à l’oral et la date de celui-ci, j’ai demandé à mon entourage de me décrire pour que je sache le faire le jour de l’oral. J’ai aussi passé mon temps à lire à voix haute et à glaner des infos sur les forums.
Pendant l’oral, je suis tombée sur deux femmes très souriantes qui m’ont demandé de me décrire, moi puis mon parcours, pourquoi j’ai choisi Lille, les qualités pour être ortho. J’ai évoqué une situation personnelle qui m’avait touchée et j’ai eu peur que ça me décrédibilise mais finalement ça a lancé un débat sur la sensibilité dans le métier d’ortho. Puis, j’ai dû lire une phrase avec des médicaments aux noms compliqués. Ensuite, j’ai dû écrire des logatomes (genre “enjourbaner”), les mains tremblantes et malhabiles. En 20min, c’était terminé et je retournais pique-niquer avec les lapins avant de reprendre mon train.
Il n’y a eu aucun piège, aucun motif de stress, aucun moyen de déterminer si c’était réussi ou pas.”