Archives de catégorie : Témoignages de l’écrit

Témoignage de l’écrit #14

“2015, année de terminale, je me dis qu’il faut que je tente le concours, ne serait-ce que pour être mieux préparée l’an prochain. J’alterne les phases « je n’ai aucune chance je ne sais même pas pourquoi j’essaye » et puis les « pourquoi pas ? ». De plus, le fait de ne pas vouloir aller en prépa l’année suivante mais de ne pas vraiment savoir où aller sinon me pousse en avant.
En tout cas j’essaye de travailler un peu par moi-même avec annales et bouquins classiques, sachant que je considère le concours de Lille comme adapté à mon profil : plus d’épreuve de biologie au programme (rassurant pour une ES accomplie), une épreuve mystère de logique où je me dis que j’ai autant de chances que les autres, et deux épreuves d’orthographe qui, si elles ne me semblent pas faciles, ne m’ont pas l’air inabordables. Reste le résumé, la grande terreur, jamais fait et puis je fais partie des gens qui ont l’esprit tout sauf synthétique et concis (clairement, ce témoignage en est une belle preuve, désolée pour les longueurs).

Au final le jour de l’écrit pas trop de stress, certes énormément de monde mais je ne réalise pas trop et j’arrive miraculeusement à ne pas trop penser à l’enjeu que le concours représente.
1e épreuve, qcm d’orthographe, 10 premières secondes je me dis « ça va, pas trop difficile », je commence… et 2mn plus tard je commence à paniquer à cause du temps. J’essaye de rester concentrée car pour moi il s’agit de l’épreuve où je peux avoir le plus de points. Mot d’ordre : efficacité, pas le temps d’hésiter !
La 2e épreuve arrive, plus calme… Beaucoup plus calme, le texte à corriger est minuscule et au final la difficulté a été pour moi de ne pas douter dans le temps restant car on est alors terriblement tenté d’inventer des fautes capillotractées et de modifier ses réponses.
Epreuve de logique, j’essaie de bien prendre mon temps et de ne rien laisser passer en supposant que c’est l’enjeu même de l’épreuve ; j’en sors sceptique et la fatigue d’avoir eu à se concentrer pendant les 3 premières épreuves se fait ressentir. J’appréhende d’autant plus le résumé, le texte est encore plus long que ce que craignais. L’heure impartie me semble totalement irréaliste mais je mets toutes mes forces restantes dans la bataille, histoire de ne pas avoir de regrets.

Fin de l’épreuve, pas eu le temps de relire mon résumé, que je n’ai d’ailleurs même pas fini, ma toute dernière phrase reste en suspens. Je suis vidée, et pour moi cette dernière épreuve signe la fin de mes espoirs.
Du coup le jour des résultats pas tellement de stress, j’attends, plutôt blasée. QUAND SOUDAIN, fin du cours d’anglais, blocage intersidéral, je reste plantée devant ma table, mon téléphone à la main, pendant que mes amis et la prof me regardent bizarrement : mon nom est sur les listes des admissibles, et à ce moment, l’élan d’amour envers ces petites lettres est puissant.

Suite au prochain épisode…

Courage à vous et n’oubliez pas, tout est possible, il suffit de s’en rendre compte !”

Témoignage de l’écrit #13

 “Je suis en 1A, j’ai 19 ans et j’ai eu mon concours après un bac S et un an de prépa.

Le concours de Lille était un de mes derniers et pour tout vous dire, si j’ai adoré ces petits voyages entre amis à travers la France, j’en avais marre des concours. En plus – vous vous en rendrez compte – j’étais toujours assez pessimiste sur ma « performance ».

La première épreuve – le QCM de grammaire, vocabulaire, orthographe – a été une horreur. Par rapport aux quelques annales que j’avais faites, il y avait beaucoup plus de phrases où on devait trouver le nombre de fautes…et j’y ai passé un temps fou ! A tel point que j’ai dû mettre du pif à la fin… Première conclusion : en concours, ne négligez pas la part de chance !

J’ai trouvé le texte à corriger plutôt facile, mais c’est une épreuve que j’aime bien (bon, d’après ma note j’ai quand même laissé passer pas mal de fautes).

Le QCM de raisonnement logique… Les textes étaient intéressants, et faciles à comprendre. Mais les propositions qui allaient avec étaient plutôt ambiguës, donc impossible de savoir si j’avais réussi (et de toute façon, dans mon pessimisme, je ne voyais pas comment ce QCM pouvait rattraper le premier).

Pour le résumé, je n’ai pas vraiment aimé le texte (sur la morale). J’ai enlevé toutes les expériences pour ne garder que les conclusions, et il faut croire que ce n’était pas la bonne stratégie (vu mon joli 4,5/20 –> ça n’empêche pas d’être admis !).

En conclusion, je suis sortie de l’écrit déprimée, alors que mes amis étaient plutôt contents. Quand j’ai vu que j’étais admissible et pas eux, je me suis sentie totalement illégitime… ne pensez jamais ça ! Oui, la chance m’a aidée, maisla chance ne vient pas toute seule, il faut la provoquer ! Alors donnez tout, ça vaut le coup :)”

Témoignage de l’écrit #12

” J’ai 20 ans et je suis aujourd’hui en première année dans le Centre de Formation en Orthophonie de Lille. Pourtant, rien ne me prédestinait à devenir orthophoniste. J’ai fait un bac ES et je suis sortie du lycée avec le bac en poche, mais je ne savais toujours pas ce que je voulais faire plus tard… Alors en tant que « bonne élève » on me conseille de partir en prépa ECE (une classe préparatoire économique, pour préparer l’entrée aux écoles de commerce). Rien à voir avec le soin ou l’humilité …
Sans grande conviction je me lance dedans en me disant que je n’étais pas certaine de faire carrière dans cette voie. Et pourtant, ce n’est qu’au mois d’avril que je me rends enfin compte que je ne suis pas faite pour le commerce, mais il est trop tard pour m’inscrire sur APB et je ne peux pas repartir pour une année dans quelque chose qui s’appellerait « prépa » : cette année, bien que très enrichissante, a été trop difficile. Je décide donc je partir en fac de Lettres et en parallèle je commence à travailler les concours avec le CNED.
Ça a été une période difficile car je me sentais un peu seule dans cette préparation. Il est facile de se décourager au cours de l’année quand les résultats des concours tombent …
J’ai passé 6 concours au total et j’ai eu 5 réponses négatives d’affilé. Quand j’ai passé Lille, le dernier pour moi, je n’avais plus aucun stress car « de toute façon je ne l’aurai pas » et j’avais prévu de partir en classe préparatoire aux concours d’ortho l’année suivante.
Le jour du concours je m’étais levée à 5h pour prendre le train, et je suis arrivée en avance sur le lieu du concours pour éviter de cumuler l’angoisse inutilement. J’ai rencontré plein d’étudiante toutes plus souriantes les unes que les autres, avec un sweat « l’île Ortho » et je me suis dit « si un jour j’en ai un comme ça j’ai tout gagné ! »
Je pensais avoir tout raté, être incapable de réussir le moindre concours, j’avais seulement aimé la nouvelle épreuve de raisonnement logique, elle correspondait bien à mes capacités.
Le jour des résultats je n’avais pas internet et de toute façon je ne voulais pas aller voir, ce n’est jamais évident d’essuyer les échecs aux concours, on se remet sincèrement en question.
Finalement j’ai reçu un message de félicitation. Très grande surprise ! A ce moment j’ai su que le plus difficile était fait même si l’oral restait à venir.
Pour cette dernière épreuve, j’avais connu des entretiens type Écoles de commerce, alors je me suis dit « ça ne pourra jamais être pire ! ». Finalement ça a été une très belle journée, le jury était très rassurant et l’oral de 20 minutes est passé très vite ! Bien évidemment il faut se préparer et savoir pourquoi on est assis devant eux. Essayez aussi de vous renseigner sur le très vaste champ de compétence de notre belle profession.

J’ai été prise sur liste principale dès le début, ça a été un vrai soulagement et une énorme joie. Aujourd’hui je suis très fière de savoir que je vais faire le métier dont je rêve et je m’investis à 200 % dans mes études !
Si je devais écrire un message à tous ceux qui lisent ceci, ce serait : même si vous avez un parcours atypique, si votre profil ne correspond pas à celui du plus grand nombre, si vous n’y croyez plus, si vous avez déjà planifié votre solution de secours, si vous avez l’impression d’être seul dans un océan d’exceptions grammaticales … ne baissez pas les bras, avec du courage et une petite part de chance, le concours est à votre portée !
Courage à tous, nous serons ravis de vous accueillir dans le Nord !

Coraline “

Témoignage de l’écrit #11

“Je vais tenter de vous raconter mon expérience du concours de Lille, et par avance, je vous présente mes excuses, j’ai tendance à être assez prolixe (petit placement de vocabulaire).
Pour que vous puissiez mieux cerner mon profil, je m’appelle Chloé, j’ai aujourd’hui 20 ans, je viens de Paris et j’ai eu un bac S mention bien. J’ai fait une « année » de PACES avant de trouver ma vocation et donc de passer deux années en prépas (deux différentes).

Le jour des épreuves écrites de Lille n’était pas un bon jour. Pas dans le sens où j’étais de mauvaise humeur ou bien que je ne m’étais pas assez préparée aux épreuves -surtout que j’ai bossé comme une acharnée- ce jour-là n’était simplement pas un bon jour parce que l’univers avait l’air de se dresser contre ma réussite et celle de mes amies. J’avais eu dans la semaine des problèmes familiaux assez lourds et la veille au soir, les résultats pour Nantes étaient tombés comme un cheveu sur la soupe. Je tenais beaucoup à ce concours alors je m’étais précipitée chez moi pour ouvrir l’enveloppe. Malheureusement, à un demi-point près, je ne pouvais pas accéder au deuxième tour, et bien entendu, cela mettait un coup à mon moral qui n’était déjà pas au top.
Le lendemain matin, je prenais le train pour Lille. Comme je m’étais mal organisée, bien sûr, mes amies arrivaient une heure plus tard. Et évidemment, aucune de nous n’était au courant qu’il y avait deux gares dans le même quartier à Lille ; vous devinez déjà les quiproquos qui se profilaient à l’horizon… ça a été un vrai bazar pour se retrouver et surprise : il pleuvait des cordes ! Bonjour les clichés sur le Nord qui se bousculaient dans ma tête, alors que c’était la première fois que j’y mettais les pieds.
Une fois ensemble, j’apprends que l’une d’elle est malade comme un chien, et une autre doit traîner une valise de deux fois son poids, je ne sais plus pour quelle raison… On prend donc le métro, en n’ayant rien vu de la ville et lorsque l’on arrive quelques stations avant le centre d’examen, le métro aérien nous permet d’admirer les bâtiments des hôpitaux bien ternes sous la pluie battante. Bien entendu, à ce moment-là, on pensait avoir un aperçu de Lille, ce qui nous donnait un mauvais a priori sur la ville –qui s’avère finalement être très belle, très étudiante et surtout très dynamique !
Les épreuves commençaient après le déjeuner et mon esprit était toujours ailleurs… Juste avant d’entrer dans l’amphi, une fille que je connaissais à peine, à qui j’avais rapidement parlé à un autre concours, a eu la bonne idée de me sauter au cou pour m’annoncer qu’elle avait réussi les écrits de Nantes. Cool. Good for you. Remue donc un peu plus le couteau dans la plaie !
Je dois dire que je ne me souviens pas de beaucoup de choses, à part que je n’ai pas fini l’épreuve de français, que j’étais dégoûtée et que je pensais que tout était perdu. J’ai donc passé les épreuves suivantes sans grande conviction.
A la fin de la journée, j’étais persuadée que je ne foulerais jamais plus le sol du côté de Winterfell –dans le Nord quoi- et pour conclure la journée en beauté, je me réfugiai dans les gâteaux et les bonbons.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai appris que je continuais l’aventure ! Si je dois retenir une chose, c’est que le public a su me faire confiance et…. Non, sérieusement, je pense qu’il faut tirer de ce récit quelque chose d’assez simple qui me servira toujours et qui, je l’espère, vous aidera peut-être : lorsque l’on stresse pour quelque chose d’important, il faut croire en ses connaissances et en son travail acharné qui finira par payer. Il faut arrêter de torturer son esprit, se souvenir que l’on peut compter sur soi-même et faire les épreuves de la même manière que lorsqu’on s’entraine, c’est-à-dire pour soi, pour voir jusqu’où on peut aller, sans non plus s’essouffler. En tout cas, je pense que c’est ce qui a fonctionné pour moi.

L’épreuve orale ensuite était classique et j’avais en face de moi deux femmes bienveillantes, mais ce jour-là est une autre histoire !

Finalement, je suis très heureuse et la vie lilloise me correspond parfaitement. La fac est géniale, les profs sont bons, le BDE est super (bisous l’ACEOL !), je me suis fait des amis en or, et la ville est vraiment très agréable. Je mesure chaque jour la chance que j’ai et je vous souhaite de décrocher également le concours qui vous conviendra. Souvenez-vous : « La baguette choisit son sorcier, Mr Potter, les raisons n’en sont pas toujours évidentes, mais ce qui est évident, c’est que vous êtes appelé à faire de grandes choses… » ”


Témoignage de l’écrit #10

“J’ai 22 ans et je suis actuellement en 1A. Oui, en 1ère année seulement parce qu’avant de me lancer dans les concours orthos que je savais très difficiles, j’ai préféré me laisser du temps pour papillonner à la fac avant de m’investir à 100% dans la préparation de ces horribles concours.
J’ai donc fait une licence en Sciences de l’Éducation avec une 1ère année bi-disciplinaire Sciences de l’éducation/Sciences du langage et une 3ème année au Québec.
Cette licence m’a permis, sur un plan personnel, d’acquérir la maturité que je n’avais pas et qui était (d’après moi) indispensable pour préparer correctement les concours, et la confiance en moi qui a été la clé d’un oral bien moins stressant que si j’avais dû le passer quelques années plus tôt.
Sur un plan plus scolaire, mon année au Québec m’a demandé un travail plus important et donc une méthode plus stricte qui m’a été bénéfique pour la préparation des concours. De plus, pour celles qui ont comme moi un parcours universitaire (ou autre), sachez qu’il est possible de demander des équivalences pour les matières que vous maitrisez déjà (sciences du langage et sciences de l’éducation pour ma part) et ça, c’est un sacré avantage pour les partiels !

Sinon, pour ce qui est de la préparation en elle-même, j’ai suivi des cours du soirs (3H/jour, 4jours/semaine) qui étaient dispensés à la fac (à Lyon) mais le plus gros je l’ai fait chez moi, avec les pistes de travail qui m’étaient données à la fac, en rédigeant des fiches et des fiches et des fiches… Enfin je ne vous apprends rien
J’ai ensuite passé 5 concours (Lyon, Montpellier, Limoges, Paris et Lille) avec des sentiments très différents en sortant de chacun. Une pensée qui ressortait quand même pas mal : “Ah ouais.. Beeeeen ça ira mieux l’année prochaine hein!”, même si pour Lille je me sentais un chouilla plus confiante. Ont ensuite suivi les résultats, Lille était le dernier et après 4 résultats négatifs j’ai oublié de checker celui de Lille le jour des résultats haha. Et puis là tu vois ton nom dans la liste, tu pleures comme un bébé, tu prends ton billet de train pour aller à l’oral, tu demandes à tes potes de te donner 3 qualités et 3 défauts, t’apprends quelques trucs techniques sur l’orthophonie, tout en te disant “Mais qu’est ce qu’ils vont me demandeeeeer ???” et puis, une semaine plus tard, tu te pointes 150 ans en avance, tu jauges tout le monde dans le couloir (c’est inévitable, ça rassure, ou pas ^^) et ensuite t’entends ton nom, tu racontes ta vie au jury (plutôt sympa) en essayant de passer pour une fille super à l’aise et CA Y EST C’EST FINI ! Enfin presque. Ensuite, t’attends. T’attends le classement, t’attends que la liste, la fameuse, remonte jusqu’à toi sans savoir quel est le numerus clausus… Et un jour pendant que tu donnes le goûter aux enfants du centre aéré, tu reçois un mail qui te dit que (en gros) CA Y EST C’EST BON T’AS REUSSI TU VAS POUVOIR ENTRER EN ECOLE D’ORTHOPHONIE YOUPIII !!!! Et après tu vas te chercher un p’tit nid douillet pour passer 5 années qui ne seront pas toujours de tout repos mais pendant lesquelles tu vas bien rigoler, bien manger, apprendre à aimer la bière et SURTOUT apprendre trop de trucs intéressants qui vont te faire sentir plus intelligent(e) haha et te faire toucher du doigt ton futur métier, et ça, c’est génial.
Et sois sûr(e) qu’on va bien s’occuper de toi à ton arrivée à Lille héhé

Bon courage, ayez confiance en vous, ne doutez pas c’est le piiiiire et donnez tout pour réussir ce qui vous tient à cœur “

Témoignage de l’écrit #9

“Après un baccalauréat ES, je suis entrée en hypokhâgne. Si les cours étaient très intéressants, je ne trouvais pas ma place dans ce cursus. Alors ma sœur, qui est kinésithérapeute, m’a parlé du concours d’orthophoniste. Immédiatement je lui ai répondu “Mais n’importe quoi, je vais pas me lancer dans des études paramédicales alors que j’ai fait un bac ES, que je suis en hypokhâgne”. Puis finalement je me suis renseignée sur internet et là : RÉVÉLATION, ce métier était fait pour moi !

Alors à la fin de mon année, je décide de m’inscrire en prépa orthophonie. Je suis arrivée pleine de confiance du genre “Ca va être trop facile les concours en sortant d’une hypokhâgne!” Puis… Je suis restée 3 ans en prépa à tenter année après année les concours…

Ma première année ne fut pas catastrophique, j’ai eu quelques sous-admissibilités. J’ai donc retenté une deuxième année. Puis ma deuxième année, si mes notes et classements avaient bien augmenté, je n’ai absolument rien eu de positif comme résultat. Je me suis donc posée la question de refaire encore une année… Mais je ne voulais pas avoir de regret.
Cependant, les prépas et les concours représentant un budget immense, j’ai du trouver un boulot pour payer cette dernière année. J’ai donc travaillé comme équipière au Mac Donald à raison de 15h/semaine. Le rythme était difficile, j’allais en cours la journée et je bossais le soir.

Ces années ont été très dures. Entre les remarques du genre “mais pourquoi tu abandonnes pas ?”, “tu pourras jamais réussir les concours en travaillant à côté”, le travail au Mac do et mes nombreux échecs, j’ai eu énormément de doutes, et j’ai souvent (beaucoup) pleuré. Cette troisième année, j’ai décidé qu’il me fallait un plan B. Je me suis donc inscrite en sciences du langage pour avoir une licence et passer le concours de professeur des écoles. J’ai relativisé par rapport aux concours. Au pire quoi… Je l’avais pas et je faisais autre chose qui me plairait tout autant.

Cette troisième année j’ai fait le pari de bosser peu mais de ne pas m’épuiser. Je séchais pas mal de cours en prépa, parce que je ne voulais pas faire un burn-out arrivée aux concours.
Puis finalement, après 3 ans, j’ai réussi à accéder à 4 oraux et être acceptée dans 3 écoles différentes ! Cerise sur le gâteau : j’ai été acceptée à Lille, mon premier choix !

Cette troisième année m’a ouvert les yeux : j’ai compris que mon pire ennemi n’était pas les autres candidats mais moi et mon stress. Alors en lâchant prise et en restant moi-même j’ai enfin pu accéder à une école !

Mon conseil : lors de l’oral RESTEZ VOUS-MÊMES ! Le jour de l’oral j’ai dit exactement l’inverse de ce que j’avais préparé. J’ai tout déballé : que j’étais féministe, que j’avais pas confiance en moi, que le boulot au Mac do c’était super chiant mais que j’avais pas le choix, que l’orthophonie c’était bien mais que oui j’avais un plan B et que au pire je ferai autre chose et que c’était pas grave (j’avais même les larmes aux yeux face au jury en parlant de choses personnelles qu’on n’a pas forcément envie de déballer le jour d’un oral).

Croyez en vous ! Le jour du concours, non vous ne répondrez pas à toutes les questions et vous ne saurez pas tout, mais vous en savez tellement qu’il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas ! Faites vous confiance et reposez vous ! Les concours c’est comme un marathon : n’arrivez pas épuisées dès le début du rush.

J’ai hâte de vous accueillir au concours et aussi l’année prochaine ! Bon courage à tous ! “

Témoignage de l’écrit #8

“Attention, je n’étais pas très forte à l’épreuve de résumé et mon témoignage va donc être plutôt un témoignage-roman haha !

J’ai fait 3ans de prépa juste après mon bac.

1ere année « test » si on peut dire, j’habitais en région parisienne et je n’ai passé que 2 concours faute de moyens : Paris ainsi que Besançon qui était au mois de décembre, afin de pouvoir évaluer mes connaissances (ou non-connaissances haha) accumulées durant ces 4 premiers mois de préparation. L’emploi du temps de ma prépa étant organisé en demi-journées, je gardais des enfants 4 après-midi par semaine. Echec. On se reprend, au moins j’ai vu à quoi un concours ressemblait !! Je suis au taquet pr une 2e année de prépa !

Cette 2e année, j’ai cumulé 2 gardes d’enfant, une en fin d’après-midi et une autre le soir, pour pouvoir aider un peu mes parents financièrement. Au programme : 6 concours. Je vous avoue que ma vie sociale se résumait à ma famille et à mon copain car je suis du genre à me mettre une pression de malade et à m’interdire de sortir. Après coup, c’est donc une chose que je vous déconseille : on ne fait aucune coupure, et notre moral a tendance à approcher le ZERO si ce n’est moins ! Il faut aérer notre cerveau, c’est vraiment important je vous l’assure.
Je donne donc TOUT et sors de chaque concours en me disant « Je suis une merde, j’ai tout foiré, je vais jamais y arriver». Résultat de cette 2e année : échec. Mais pour plusieurs concours je n’étais qu’à une vingtaine de places des admissibilités ! Je n’étais donc pas tant une merde que ça avec du recul. Je ne vais pas vous cacher qu’à ce moment je suis juste 6 pieds sous terre haha. « Jamais deux sans trois » me dit tout mon entourage, « Regarde, t’étais pas loin, cette fois-ci ce sera la bonne ! ». Bon, après tout ils ont peut-être raison..? Puis d’un côté, je ne veux vraiment pas faire autre chose !

Rebelotte, 3e année, encore cumul des 2 gardes d’enfants, cette fois-ci on mise sur 9 concours. Je restreins encore plus mes sorties, moral en dessous du zéro cette-fois ci, je me suis découvert un côté pleurnicheuse que je ne me connaissais pas et dont je ne suis pas fière haha ! QUOI? Y’a plus de grenadine alors que je ne bois QUE ça le matin ?!! -> larmes de crocodile pendant au moins 20mn. RI-DI-CU-LE haha ! Encore une fois, je sors de chaque concours pensant l’avoir raté alors qu’au final j’ai décroché 2 écrits !
2e vague de stress : « merde, un oral ? Comment on fait ? Je ne sais pas parler devant un jury moi ? Et qu’est-ce que je vais mettre ? J’ai rien de classe ! Oh puis merde, j’ai les cheveux rouges, ils vont me trouver bizarre, faut que je change de teinture ! ». Des pensées plus ridicules les unes que les autres !
Pour m’enlever un stress supplémentaire, mon copain m’accompagne, je passe à 11h, on a le temps de venir en voiture. Au programme : oral puis restau CRÊPES pour midi ! J’arrive à la fac en avance, je me perds, je finis enfin par trouver la salle. J’ai envie de vomir, de faire pipi, de faire caca, tout en même temps… C’est à mon tour.
Allé hop, on y va ! On sourit, on est heureuse d’être là (même si sur le coup on ne s’en rend pas vraiment compte), l’oral se passe, une dame du jury me fait penser à ma mamy : cool, ça me met en confiance. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Merde, j’ai oublié de dire ça ! Oh lala, puis j’aurai jamais dû dire ça… C’est pas grave, je ne me serai pas déplacée à Lille pour rien : je vais manger des bonnes crêpes du nord pleines de fromage et de chantilly !
Les résultats tombent… encore des pleurs … mais cette fois-ci de JOIE !! YOUPI mon travail a payé !!

Cependant, il faut retenir une chose de mon témoignage : ne vous enfermez SURTOUT PAS chez vous ! Les sorties, les amis, c’est extrêmement important ! Rester cloîtrer ne fera que vous démoraliser encore plus, et ce ne sont pas quelques petites heures de bonheur qui vont nous faire échouer, au contraire. Si je devais le refaire, je m’accorderais plus de sorties, et je ne pense pas que cela m’aurait mené à l’échec pour autant. Alors pensez à vous AÉRER L’ESPRIT !

Bon courage, j’espère à l’année prochaine !
J”

Témoignage de l’écrit #7

” Bonjour à toutes et tous,
J’ai fait deux ans de prépa,à Bordeaux. La 1ère année j’ai passé 4 concours, ce qui est relativement peu car je ne me sentais pas encore tout à fait prête à partir loin de ma région, ni prête à passer certains concours que je jugeais trop difficile pour mon niveau…
La deuxième année de prépa, j’ai eu un déclic, j’ai travaillé bien plus, et ma motivation m’a beaucoup beaucoup aidée dans mon travail.
J’ai passé le concours de Lille pour la première fois l’an dernier car l’épreuve “scientifique” avait changé.
Nous nous sommes motivées avec des copines pour élargir nos horizons et cibler les concours qui correspondaient à notre niveau et nos compétences.
Après plusieurs résultats négatifs qui tombaient au fur et à mesure, j’avais peu d’espoir, et j’étais défaitiste.
Le jour du concours de Lille, j’étais stressée mais pas trop non plus, ne croyant plus vraiment en moi.
J’ai fait de mon mieux, avec mes connaissances.
Au moment de la dictée à fautes qui m’avait fait chuter à Bordeaux, j’ai décidé de ne pas faire la même erreur et de ME FAIRE CONFIANCE coûte que coûte. Ne pas regretter et rester sur ma 1ère idée!
En effet, c’était l’épreuve la plus redoutable pour moi.
Je suis rentrée chez moi sans être vraiment convaincue mais me disant que j’avais vraiment travaillé et que peut-être que le travail paierait un jour.
Finalement, je suis arrivée à l’oral – à ma très très grande surprise, et me voilà aujourd’hui en 1ère Année, et je n’en reviens toujours pas.

Je regardais souvent, voire tous les jours, ces témoignages me disant qu’un jour peut-être, ce serait moi.
Aujourd’hui le seul grand conseil que je voudrais vous donner c’est vraiment d’avoir CONFIANCE EN VOUS.
Peu importe votre classement dans votre prépa, vos cursus… Le travail, la motivation, la détermination et la CONFIANCE sont vos meilleurs amis durant ces jours difficiles de concours.

Croyez en vous, ne baissez pas les bras!

A très vite ! ”

Témoignage de l’écrit #6

” Mon parcours a été des plus chaotiques ! J’ai obtenu un bac littéraire avec mention en 2010, j’étais bonne élève, et en sortant du lycée je savais que je voulais devenir orthophoniste. Je connaissais la difficulté du concours et ma famille n’avait pas les moyens de me faire entrer en prépa.

J’ai commencé une licence de langues, pris un job étudiant et tenté de me préparer seule. C’était trop évidemment, j’ai dû faire un choix : j’ai abandonné la fac, gardé le boulot et continué ma prépa autonome. Il m’a manqué 50 places pour décrocher l’oral cette première année.
La suivante j’ai investi l’argent gagné dans une prépa qui sous des apparences de sérieux et de rigueur s’est révélée être une pure arnaque. Ayant perdu mon temps, mon argent et un peu de mon énergie, il faut l’avouer, j’étais hors jeu cette année-là.
La suivante, je suis entrée dans une prépa publique. J’ai beaucoup aimé l’enseignement et l’implication des profs, bien qu’une seule journée de cours hebdomadaire y soit consacrée aux orthos quand les quatre autres sont réservées aux IFSI. J’ai complété ma préparation cette année-là en travaillant parallèlement avec la plateforme e-orthophonie. J’ai décroché une admissibilité, avec un très bon classement, mais il s’agissait de Paris à ma grande surprise et l’oral, bien qu’il ne se soit pas mal passé, ne m’a pas permis d’intégrer l’école en 2013.
En 2014, je décide de me donner les “moyens” de réussir et me passe financièrement la corde au cou pour intégrer la meilleure prépa de ma région, au taux de réussite si impressionnant ! Mais la maladie frappe ma famille… Je ne parviens plus à travailler, à me concentrer, je ne me pose pas plus de questions, je dois rentrer, mon avenir attendra… Je la quitte au bout de 3 mois.
Après la perte de cet être cher, je me remets une ultime fois à ma préparation à la rentrée 2015, seule, armée de 4 années d’expérience et d’acharnement, de ma volonté de réussite et surtout de ma vocation, en me disant cependant que celle-ci sera ma dernière tentative. Je trime toute l’année, je doute de moi, de mon parcours, de ma lucidité quant à mes capacités , quant à mes chances d’intégrer un jour une école. Je passe 5 villes : à Nantes il me manque 1 point pour accéder à l’oral, à Caen 9, et je décroche Lille. Après 5 ans, je me prépare, mais je me protège et réserve mon enthousiasme. L’oral est court, il se passe sans difficulté, et les résultats tombent. Après 5 années ma ténacité, mon travail, ma persévérance ou ma folie selon les points de vue, finissent par payer : je suis admise à Lille !

Ayez confiance en vous, persévérez, on peut y arriver même si l’on n’arpente pas les sentiers battus… J’en suis la preuve !”

Témoignage de l’écrit #5

“L’an dernier, en terminale S, j’ai décidé de m’inscrire au concours de Lille. Le but n’était pas tant de le réussir mais plutôt d’aller voir comment ça se passait, puisque l’année suivante je comptais en tenter plusieurs en passant par la case prépa. Alors je me suis inscrite, mais j’ai voulu quand même réviser un peu : j’ai reçu l’aide providentielle d’une connaissance qui était entrée à Lille, et je me suis entraînée sur des annales de QCM pour la grammaire et l’orthographe, histoire de repérer les pièges fréquents. Je faisais ça pendant les vacances et une fois les devoirs de maths terminés… Mais ça me paraissait quand même bien peu face à ce qui m’attendait, alors je me suis inscrite à un concours blanc organisé par une prépa proche de chez moi, ouvert à tous ceux qui le voulaient gratuitement. Ça a été une vraie chance pour moi puisque ça m’a permis de me familiariser un peu plus avec les épreuves et surtout avec les conditions, notamment la gestion du temps ! Là où ça m’a particulièrement aidée, c’est pour l’épreuve de résumé de texte : j’ai compris le défi que c’était de lire toutes ces pages aussi vite puis de résumer sans rien négliger, sans faute… Ce concours blanc a donc été très important pour moi, et m’a bien fait réaliser que le concours de Lille, c’était pas de la tarte !

En arrivant à la fac le jour des écrits, je n’avais aucun stress parce qu’aucun enjeu véritable. Pourtant quand j’ai vu la foule qui se pressait devant les amphis, je me suis demandé ce que je faisais là, je me sentais seule et surtout illégitime, parce qu’autour de moi toutes les filles avaient fait une prépa et avaient bossé très dur.

Le premier QCM s’est plutôt bien passé : je savais que je laissais passer plein de fautes, mais pas toutes, et ça suffisait à me motiver. La dictée de Proust m’a étrangement paru plus facile, peut-être parce que c’était un texte complet et non une suite de phrases qui passent du coq à l’âne. Pour le QCM de compréhension écrite, il fallait lire et ne pas sur-interpréter, ce qui pouvait être difficile parfois puisque les réponses jouaient sur des détails infimes, mais ça ne m’a pas paru si horrible. Quand est venu le résumé de texte, on sentait que la tension était plus forte, tout le monde redoutait cette épreuve. J’ai respiré un grand coup, me disant que ça serait bientôt fini et que je pourrais enfin aller aux toilettes. Mylène en a parlé dans son propre témoignage, mais je me permets d’insister parce que ça m’a concernée : allez aux toilettes et ne buvez pas trop si vous n’en avez pas l’habitude, moi j’ai fait cette erreur et je l’ai bien senti sur la fin… Enfin bref, j’ai fini l’épreuve avec un sentiment de satisfaction : c’était loin d’être le résumé du siècle, mais j’avais fait ce que je pouvais, je m’étais relue et j’avais au moins essayé de ne rien oublier d’important.

Après tout ça, j’ai dit à mes parents que ça avait été une bonne expérience, mais il était évident que je n’irais pas à l’oral. Les dés étaient lancés, j’ai attendu les résultats tout simplement, parce qu’après m’être concentrée sur le concours, j’avais quand même un bac à préparer. J’ai été très très surprise quand, au beau milieu d’un cours de physique, j’ai appris que j’étais sur la liste des convoqués pour l’oral, ce qui me paraissait inconcevable ! Et pourtant, il me restait trois semaines pour me préparer…

Et aujourd’hui je suis en première année, qui l’aurait cru ?

– Axelle”